1.- Kontxixi
À ce que l’on raconte, Kontxixi était une veuve du XVIIIe siècle qui vivait dans cette maison. Une femme qui n’avait pu avoir des enfants ou qui décida ne pas en avoir, d’où le sobriquet d’atsoa (vieille femme). Une femme sans enfants était considérée comme «non valide», «de la semence morte». Une femme sans jugeote. Ces femmes faisaient l’objet de beaucoup de moqueries et Kontxixi les accueillait chez elle. La veille de la Saint-Jean, les garçons du village leur chantaient ces vers devant la maison de chacune d’elles:
«Allons tous chercher les atsoa,
elles sont des milliers dans ce village,
faisons avec toutes un tas
et méprisons la semence morte.»
«La vieille chemise de l’atsoa,
si encore elle lui appartenait,
est plus noire que la suie de la cheminée
car, par paresse, elle ne l’a pas lavée.»